‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 97 sur 214 · PROLOGUE, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

PROLOGUE, SCÈNE VI

— Oh ! des étés vermeils lamentable revanche ! — Une branche est brisée, et puis une autre branche... Mais le roi des forêts brave encore le ciel.

LA COMTESSE

Deux de mes fils aussi !

TJRGANDE.

Dans ce sombre duel, Qui donc sera vainqueur?... Une autre branchecasse, Et puis une autre, et puis... Mais non, l'orage passe ; Et du tronc mutilé, noir des marques du feu, Un rameau, le dernier, grandit sous le ciel bleu !

Silence. — Crgande, qui est retombée dans sa rêverie, s'éloigne à pas lents, et sort, en chantant d'une voix lente :

On pleure dans la salle basse; Le marteau résonne à coups sourds. . .

Hou ! hou ! c'est un hibou qui passe. Où donc sont allés mes amours '.'

LA COMTESSE, absorbée.

Un seul de mes enfants survivrait !

HUGUES, avec colère, à Drgandc qui sort.

Vieille folle !

A la comtesse.

Dame, n'allez-vous pas la croire sur parole ? Ce sont des mots en l'air.

LA COMTESSE

Oui sait?

On entend le son rapproché d'un cor.

Le cor! Ouvrez.

C'est Enguerrand !

Par la porte du fond, Olivier, le fils aîné, entre violemment, l'armure bossuce, sans casque, haletant et dans le plus grand désordre.

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