ACTE I. SCÈNE Y
DUNCÀN, l'apercevant.
Mildrd !
Tous saluent avec respect.
LORD FINGALL.
Amis, vous savez tous, pardieu!
Qu'en toute occasion je parle vite et peu. Or, voici. Dans l'espoir d'une levée en masse De l'Ecosse, et risquant tout sur un coup d'audace, Le fils de Jacques trois vient, comme aux temps anciens, Revendiquer les droits de son père et les siens. Il compte, en vous montrant, là-bas, Londres pour cible, Sur vos mille fusils. Sans vous, rien de possible Donc, chargez les mousquets, aiguisez les poignards, Et guerre à mort ! Je suis votre chef! Montagnards, Aux armes! Car pour moi vous ferez tous, j'espère. Ce qu'eussent fait jadis vos pères pour mon père. Et vos aïeux, ù Mac-Fingalls, pour mon aïeul!... Puis-je en être sur?
DUNÇAN
Oui!
LORD FINGALL.
Duncan, tu réponds seul...
Ah! terre et cieux !...
Mi lord!... Pardon!... A Votre Grâce
Je dois la vérité. La pauvre Ecosse est lasse.. .
On est au désespoir de vous désobéir...
Ces Anglais ! on n'a pas cessé de les haïr ;
Mais ils nous font toujours payer — soyez sincère ! —
Chaque rébellion par trente ans de misère;
Mais ils sont les plus forts, — ils sont mille contre un..
Plus tard... je ne dis pas... au moment opportun...
Si la France accablait notre vieille ennemie,
On pourrait...
LORD FINGALL.
Taisez-vous ! ... Ah ! c'est trop d'infamie ! Vous me déshonorez, misérables !
DORA
Milord!...
Richard, remettez-vous !
En ce moment, paraissent, au fond île la scène, Angus et Marie. Un fossoyeur, avec sa bêche et sa pioche, les accompagne.
SCEÇE VI Les Mêmes, ANGUS, MARIE.
AN G US
Faites place à la mort
TOUS
La mort !
Mouvement de stupeur et d'effroi dans la foule.