ACTE III, SCÈNE IX
LA COMTESSE
Oui, comme une preuve de sa trahison.
KARL, mettant l'anneau.
Qu'il reste donc à celte main, comme un gage de la fidélité que je jure à la chère absente, que je ne puis croire coupable. Ce serment, je n'aurai sans doute pas longtemps à le tenir, Meta, car tu m'as laissé ton amour dans le cœur, et c'est assez pour mourir... Oh !...
Il pleure, la tète dans ses mains.
LA COMTESSE, à part.
Ah! cette l'ois, je suis vaincue. (Haut.) Karl, on me donnera bien une cellule dans le couvent où j'ai jeté cette fortune. Adieu, je vous aime toujours et je vais prier pour vous.
Elle sort.
SCExNE IX
KARL, seul.
Et celle-ci encore, à qui je suis fatal! Meta! Meta ! . . . Partie ! ... Ah ! je souffre trop ! Infâme duc ! ton pari est gagné! Un pistolet! Un couteau!... A moi quelque chose pour mourir !