LA MARQUISE DE MAINTENON, HENRIETTE, LA COMTESSE, LOUVOIS
MADAME DE MAINTENON, à Henriette.
Voyons ! ma chère entant, Nos articles de toi diffèrent peu des vôtres ; Vous ne changez qu'un mot au Credo des apôtres. Vous ne répondez rien à tous mes arguments
Sur la confession et sur les sacrements, Henriette, et s'ils sont, en effet, sans réplique, Allez donc jusqu'au bout et soyez catholique I
A Louvois, qui s'approche et la salue.
Ah ! Monsieur de Louvois !
LOUVOIS
Madame !...
Vous voyez !
Nous suivons les chemins par votre édit frayés : Je tâche à convertir aussi.
LOUVOIS, avec une légère ironie.
Mademoiselle Cédera, j'en réponds, à votre pieux zèle. Quand vous cherchez à plaire au Roi, c'est bientôt fait.
Il n'est rien que pour lui je ne fasse, en effet;
Et si Sa Majesté n'est pas indifférente
A la conversion de ma jeune parente,
Humblement je mettrai cette œuvre aux pieds du Roi,
Pour le remercier de ses bontés pour moi.
A Henriette.
N'est-ce pas que j'aurai bientôt votre promesse?