‹ ThéâtreChapitre 113 sur 191 · LA MARQUISE DE MAINTENON, HENRIETTE, LA COMTESSE, LOUVOIS · texte numérisé non relu

LA MARQUISE DE MAINTENON, HENRIETTE, LA COMTESSE, LOUVOIS

MADAME DE MAINTENON, à Henriette.

Voyons ! ma chère entant, Nos articles de toi diffèrent peu des vôtres ; Vous ne changez qu'un mot au Credo des apôtres. Vous ne répondez rien à tous mes arguments

Sur la confession et sur les sacrements, Henriette, et s'ils sont, en effet, sans réplique, Allez donc jusqu'au bout et soyez catholique I

A Louvois, qui s'approche et la salue.

Ah ! Monsieur de Louvois !

LOUVOIS

Madame !...

Vous voyez !

Nous suivons les chemins par votre édit frayés : Je tâche à convertir aussi.

LOUVOIS, avec une légère ironie.

Mademoiselle Cédera, j'en réponds, à votre pieux zèle. Quand vous cherchez à plaire au Roi, c'est bientôt fait.

Il n'est rien que pour lui je ne fasse, en effet;

Et si Sa Majesté n'est pas indifférente

A la conversion de ma jeune parente,

Humblement je mettrai cette œuvre aux pieds du Roi,

Pour le remercier de ses bontés pour moi.

A Henriette.

N'est-ce pas que j'aurai bientôt votre promesse?

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