‹ ThéâtreChapitre 27 sur 191 · PROLOGUE D'OUVERTURE · texte numérisé non relu

PROLOGUE D'OUVERTURE

Nos discordes et nos excès, Et, vainqueur des partis contraires, Donne des sentiments de frères A tous ceux qui parlent français!

Cher langage avec qui l'on prie, Dieu, sévère pour la patrie, Ne t'a pas naguère écouté; Mais il faudra qu'il te réponde, A toi qui fis le tour du monde En y semant la liberté!

Cher langage avec qui l'on pleure, Si devait pourtant sonner l'heure Où l'invasion reparût, 0 langage de notre race, Toi qu'a parlé le vieil Horace, Rappelle-nous son : Qu'il mourût !

Ton passé nous défend de craindre; Mais si ton verbe doit s'éteindre Dans une funèbre clameur, Laisse-nous, dernière espérance, Tomber en criant : Vive France !

Cher langage avec qui l'on meurt !

LE

COMÉDIE EN UN ACTE, EN VERS

REPRÉSENTÉE POUR LA PREMIÈRE FOIS A LA COMÉDIE FRANÇAISE, LE 23 MAI 1876.

CO.XSTAXT COQUELIN

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