‹ ThéâtreChapitre 65 sur 191 · JE AIS · texte numérisé non relu

JE AIS

Voyons cela, mignonne... Oh! la bonne bouffée!...

Jean et l'abbé se mettent à table et commencent à manger. Véronique a son couvert mis et s'assied aussi, mais à ebaque instant elle se lève pour servir.

Mais vous êtes vraiment notre petite fée, Véronique, et depuis que vous êtes ici, Le deuil de ma maison déjà s'est éclairci Tant vous y répandez la vie et la lumière.

VÉRONIQUE

Laissez donc, monsieur Jean! je joue à la fermière, Gomme la pauvre reine a fait à Trianon, Et j'ai lu Florian, voilà tout.

JEAN

Eh bien, non!

Watteau goûterait peu ma bergerie en prose, Où les moutons n'ont pas au col un ruban rose; Et, dans cette ruine où je vis en fermier, Florian se plaindrait de l'odeur du fumier. Non, non! vous n'avez pas la tête si légère;

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