SCENE VII VÉRONIQUE, JEAN
JEAN, tristement.
Tout à l'heure, j'avais un moment de délire, Ma pauvre Véronique... Il faut me pardonner. Mais je n'ai pas le droit de vous abandonner, Votre oncle et vous. Je dois garder le sort modeste
Que je vous fais ici partager, et je reste.
VÉRONIQUE, près de la table, de façon à cacher à Jean le coffret.
Monsieur Jean, ce n'est pas de cela qu'il s'agit.
Quoi?
VÉRONIQ UE, s'cfforçant de sourire.
Je suis votre fée... Ah! vous me l'avez dit... Eh bien! aux jours mauvais, la fée est là qui guette Et qui répare tout d'un seul coup de baguette. •
Plaisantez-vous?
VÉRONIQUE
Tout va changer dans votre sort.
Pour une grande joie etes-vous assez fort?
JEAN
Pour une grande joie?
VÉRONIQUE
Oh! oui, car c'en est une, De reprendre d'un coup son rang et sa fortune, Et la femme qu'on aime et le bonheur rêvé... Le trésor...