‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 83 sur 98 · DE TRISTAN L HERMITE XIX · texte numérisé non relu

DE TRISTAN L HERMITE XIX

de Mcdicis, toujours maintenue en exil' ; aussi a-t-il modifié, pour la réimpression, le titre de son petit poème, et supprimé ces trois strophes, qui le terminaient dans l'édition originale :

Et vous, dont les hautes bontcz Ont mérité sans flaterie Que les peuples de tous costez Ne vous nomment jamais que la grande Marie,

Reyne, dont les perfections Et les qualitez sont si rares Qu'aujourd"huy vos afflictions Ont fait venir des pleurs aux yeux des plus barbares,

Si, dans le cours de vos malheurs, L'objet de cette belle Image Ne soulage pas vos douleurs, Il ne faut point penser qu'un faux bien les soulage.

C'est sans doute pour ce portrait, envoyé par Henriette

à sa mère, que Tristan a écrit un quatrain, imprimé

r dans La Lyre, Mélanges, p. i lo, sous ce titre : « Pour

I. Pour la même raison, Tristan, en réimprimant dans sa Lyre, Mélanges, p. 146, la Peinture du Trépas de Son Allesse Serenissime , en a supprimé la quatrième stance, qui était consacrée aussi à la reine persécutée. On la trouvera dans notre livre sur Tristan l'Hermite, p. 690.

XX POSTFACE DES ŒUVRES DRAMATIQUES

mettre sons le portrait de la Serénissime Reyne de la Grande Bretagne. »

5° La plaquette de M. Jacques Madeleine se termine (p. 53-59) par VOde:

Céleste obiet de mes désirs,

reproduite dans \es Amours (p. yj).

La page 60 est en blanc.

L'exemplaire ne porte ni Privilège, ni Achevé, d'imprimer; il n'est pas déshonoré par Thorrible estampe, qui, dans les Vers héroïques, précède VEglogue maritime.

Cette édition nous confirme dans Topinion que Tristan a bien été envoyé en x\nglcterre par Marie de Médicis, qui songeait alors à se retirer auprès de sa fille'; elle a saisi , pour lui adresser ce messager, chargé sans doute d'une mission secrète, l'occasion du portrait que lui avait fait parvenir la reine Henriette.

Tristan est, sur le titre, qualifié « gentilhomme de la suite de Monseigneur le duc d'Orléans. » Il est certain qu'il n'était plus aux gages de Monsieur, et qu'il suivait volontairement le prince; mais il a pu se parer ici d'un titre qu'il avait déjà porté officiellement, afin d'être mieux accueilli à la cour d'Angleterre.

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