DE TRISTAN L HERMITE XXXIII
dos, les vertèbres, cuisses, etc.. Ses animaux sont la colombe, la tourterelle, le moineau, la bergeronnette. Entre les simples, la rose luy est dédiée, le myrthe, le laudanum, etc.. Ses pierres sont le beril, l'acriosolite, l'emeraude, Tonis. Son mctail est le cuivre.
Mercure, qui est androgine, s'accommode avec tous les Elemens, gouuernela langue, etc.. Ses animaux sont le renard, le singe, le lièvre, le chien, le chardonneret, le merle, le perroquet, la pie. Ses herbes sont la peinpernelle, le fume-terre, le persil , la marjolaine, etc.. Ses pierres, leporphire, Tagate, latopase, l'opale. Son metail est le vif argent.
La Lune, qui respond à Teau, est phlegmatique, gouuerne le cerveau et la moelle des os. Ses animaux sont le caméléon, la chèvre, le héron, le butor, etc.. Ses herbes, la pâquerette, Therbe lunaire, etc.. Ses pierres sont la perle, le cristal. Son metail est l'argent. »
Par quelle troupe fut jouée La Mort de Chrispe de Tristan
Aux pages 243 et 244 de notre livre sur Tristan rHermite nous n'osions pas affirmer que La Mort de Crispe ait été jouée par L'Illustre Théâtre, c'est-à-dire par la troupe des Béjart et de Molière. Le fait est pourtant bien certain : car il est établi par un prêt de Louis Baulot aux comédiens de L'Illustre Théâtre, dont
XXXIV POSTFACE DES ŒUVRES DRAMATIQUES
M. J. Loiseleur' a retrouvé le texte dans les minutes de M" Biesta et Lamv : Marie Hervé, ses filles Madeleine et Geneviève, J.-B. Poquelin, Nicolas-Marie Desfontaines, Denis Beys et les autres comédiens « associés sous le titre de L'Illustre Théâtre entretenu par Son Altesse Royale » y reconnaissent devoir à « Messire Louis Baulot, seigneur d'Acigny, conseiller et maistre d'hostel ordinaire du Roy », la somme de onze cents livres pour prêt d'argent destiné « tant au payement des pièces qu'ils ont achetées des auteurs d\x Scevolle^ La Mort de Chrispe ei autres, pour servir à leurdit théâtre, que pour le payement du jeu de paume où ils font la comédie et autres affaires de leurdit théâtre. »
Comnic cet acte, qui nous avait jadis échappé, est daté du 9 Septembre 1644, il est même probable que La Mort de Chrispe fut représentée quelques mois plus tôt que nous ne l'avions pensé. Le poète et les comédiens ont sans doute voulu profiter, pour donner une nouvelle tragédie, du succès éclatant et très mérité qu'obtenait La Mort de Sénèqiie. Tristan rima en hâte — on s'en aperçoit — so. Mort de Chrispe y et Madeleine Béjart, qui venait de tourner toutes les têtes dans le rôle d'Épicaris, fut vraisemblablement chargée d'exprimer les jalouses fureurs de Fauste.
La principale interprète de Tristan était la propre nièce de son frère cadet, J.-B. l'Hermite. Nous savions