‹ ThéâtreChapitre 108 sur 286 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

WALLENSTELN, MAX PICCOLOMINI.

MAX s'approche de lui. Mon général.

WALLENSTEiN. Je ne le suis plus^ si tu te nommes encore officier de Tempereur.

MAX. Ainsi, c'est décidé, vous voulez abandonner l'armée.

WALLENSTEIN. J'ai rcnoncé au service de l'empereur.

MAX. El vous voulez abandonner l'armée?

WALLENSTEIN. Au Contraire, j'cspèrc me l'attacher par des liens plus étroits et plus durables. (// s' assied.) Qvà, Max, je n'ai pas voulu m'ouvrir à toi avant que le moment de l'action fût venu. Heureusement douée, la jeunesse a l'instinct rapide du juste, et c'est une joie d'exercer son propre jugement, lorsqu'il s'agit de donner un honorable exemple. Cependant, lorsque nous avons à prononcer entre deux malheurs certains, oii le cœur n'aurait pas l'avantage dans la lutte du devoir, c'est un bonheur que de n'avoir pas à choisir, et la nécessité '^st en ce cas une faveur du sort.... La nécessité est \h.. :<e regarde pas en arrière, ce serait un soin inutile; regarde en avant. N'examine pas, prépare-toi à- agir; la cour a résolu ma perte, je veux la prévenir. — Nous allons nous réunir aux Suédois; ce sont de braves soldats et de bons alliés. (// s'arrête, attendant la réponse de Piccolomini.) Je le surprends. Ne me réponds pas, le veux te donner le temps de le remettre, {fl selèveet

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