SCÈNE ni
Les Précéden /s ; LA DUCHESSE.
LA DUCHESSE, à la comtesse. Qui était ici, ma sœur? J'ai entendu parler avec vivacité.
LA COMTESSE. Il n'y avait personne.
LA DLcnESSE. Je suis si portée 5 l'effroi ! A chaque bruit que j'entends, je crois voir entrer un messager de malheur. Pou\ez-vous me dire, ma sœur, oîien sont les choses? suivra-t-il la volonté de l'empereur? Enverra-l-il la cavalerie au cardinal? Parlez. A-t-il congédie Questenbergavec une réponse favorable?
LA COMTESSE. Non, il n'a pas pris ce parti.
LA DUCHESSE. Oh! alors c'en est fait, je prévois le plus grand malheur : ils le disgracieront, et tout se passera de nouveau comme à Ralisbonne.
LA COMTESSE. Non, cela ne se passera pas ainsi, pas celle fois, soyez tranquille là-dessus. {Thicla, vivement émue, se jette au cou de sa mère, et la tient embrassée en pleurant. )
LA DUCHESSE. Hommc inflexible et intraitable ! que n ui-je pas eu à supporter et à souffrir dans le malheureux lien de ce mariage? J'ai passé avec lui une vie d'angoisses, comme si j'avais été enchaînée à un char