‹ ThéâtreChapitre 148 sur 286 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

Les Précédents; BUTTLER.

BUTTLER, en toute hâte. C'est mal, cela, mon général.

WALLENSTEIN. Quoi ?

BUTTLER. Cela vous fera tort auprès de ceux qui pensent bien.

■WALLENSTEIN. Quoi doUC ?

BUTTLER. Ceci s'appcllc lever ouvertement l'étendard de la révolte !

"WALLENSTEIN. Mais qu'y a-t-il donc ?

BUTTLER. Le régiment du comte Terzky arrache de ses drapeaux l'aigle impériale pour mettre à sa place votre écusson.

LS SOUS-OFFICIER, aux cuirossiers. Demi-tour à droitej marche !

■WALLENSTEIN. Maudit soit ce fait, et celui qui l'a conseillé 1 {Aux cuirassiers qui se retirent.) Arrêtez, mes enfants, c'est une erreur. Écoutez, je veux la punir sô« vèrement; écoutez donc, restez. Ils ne m'entendent pas. (A Illo.) Suivez-les, tâchez de les persuader et de les ramener, coûte que coûte. [Hlo sort.) Voilà qui nous précipite dans notre perte. Bultler ! Buttler ! vous êtes

mon mauvais génie. Pourquoi venir m'annoncer celte nouvelle en leur présence ? tout élait en bon chemin... ils étaient à demi gagnés. Les insensés ! avec Iturzèle irréfléchi... Oh ! la fortune se joue cruellement de moi; c'est l'empressement de mes amis, et non la haine de mes ennemis, qui me jette dans l'abîme.

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