‹ ThéâtreChapitre 147 sur 286 · ACTE III, SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XVI

n'êtes que de simples soldats ; cependant comprenez votre valeur : c'est vous que, de préférence à tous les autres, j'ai jugés dignes de m'entendre parler à cœur ouvert. Voilà quinze ans que le flambeau de la guerre est allumé, et nulle part encore il n'y a de trêve. Allemands et Suédois, papistes et luthériens, nul ne veut céder à l'autre, tous les bras sont armés l'un contre l'autre; partout des factions, nulle part un juge : dites, quand cela finira-t-il ? qui pourra dénouer ce fil qui s'embrouille sans cesse? Il faut le couper. Je sens que je suis l'homme du destin, et j'espère avec votre secours accomplir ses décrets.

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