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LA COMTESSE, LA DUCHESSE, MAX, THÉCLA

LA COMTESSE, à la duchcsse. Quand ils le verront. .. Il

a encore de l'espoir, ma sœur.

LA DUCHESSE. De l'cspoir. je n'en ai plus.

MAX, qui pendant la domière scène s'est tenu à l'écart, ■'avance. Non, je ne puis y tenir. Je suis venu ici avec une âme ferme et résolue, je croyais ma conduite juste et à l'abri du blâme, et il faut que je paraisse ici comme un homme haïssable, inhumain, maudit, en horreur à tous ceux qui me sont chers. 11 faut que je voie le poids de la douleur tomber injustement sur ceux que je pourrais rendre heureux d'un seul mot. Mon cœur se révolte; deux voix contradictoires s'élèvent dans ma poitrine. La nuit m'environne, je ne sais plus reconnaître le vrai chemin. Oh! tu l'avais bien dit, mon père, je me suis trop fié h mes propres forces ; me voilà chancelant et ne sachant plus ce que je dois faire.

LA COMTESSE. Quoi ! VOUS ne le savez pas? votre cœur ne vous le dit-il pas ? Eh bien ! rhbi je vais vous le dire. Votre père a commis envers nous une trahison révoltante. Il a attenté h la vie du prince, il nous a jetés dans la honte; sa conduite vous montre clairement celle que vous devez avoir, vous son fils. Vous devez réparer l'infamie dont il s'est rendu coupable, faire revivre l'exemple d'une pieuse fidélité, afin que le nom de Piccolomini ne soit pas un nom ignominieux, chargé d'une éternelle malédiction dans la maison de "Wallenstein.

MAX. Où est la voix de la vérité que je dois suivre? Le seul mobile qui nous agite tous, c'est la passion. Oh ! si n ange pouvait en ce moment descendre du ciel pour me montrer le vrai chemin, pour me donner de sa main sans tache le rayon puisé à la source de l'éternelle lumière ! {Ses yeux s'arrêtent sur Thécla.)

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