ACTE III, SCÊiNE XX
jamais une plus belle occasion de me payer mes leçons.
LA COMTESSE. En summes-HOus venus là? Max, Max, pouvez-vous supporter cela?
MAX. J'ai promis de ramener fidèlement à l'empereur les régiments qui me sont confiés, je veux tenir ma promesse ou mourir. Mon devoir ne me demande rien de plus. Je ne combattrai pas contre vous si je puis l'éviter, et votre lête, quoique ennemie, m'est encore sacrée. {On entmd deux coups de fusil. Illo et Terzky cotaient à la fenêtre.)
WALLENSTEiN. Qu'y a-t-il?
TERZKY. Il est tombé.
WALLENSTEIN. Qui?
ILLO. Ce sont les soldats de Tiefenbach qui ont tiré.
WALLENSTEIN. SuT qui ?
ILLO. Sur Neumann que vous avez envoyé.
"WALLENSTEI^. Damnation ! Je veux.... (// veut sortir.)
TERZKY. Vous exposer à leur aveugle fureur !
LA DUCHESSE et LA COMTESSE. Au nom du ciel 1
ILLO. Pas maintenant, mon général.
LA COMTESSE. Oh 1 Retcuez-le ! retenez-le !
WALLLNSTEiN. Laissez-moi.
MAX. Ne sortez pas maintenant, pas maintenant. Cette action sanglante accroît leur fureur. Attendez qu'ils se repentent.
WALLENSTEIN. Retircz-vous ; je n'ai déjà que trop tardé. Ils se sont abandonnés à leur audace criminelle parce qu'ils ne voyaient pas mon visage. 11 faut qu'ils ' me voient, qu'ils m'entendent... Ne sont-ce pas mes troupes? ne suis-je pas leur général et leur maître redouté? Voyons s'ils ne reconnaissent plus cette figu re qui était pour eux comme la lumière du soleil dins la fumée d'une bataille. Il n'est pas besoin d'employer les armes. Je veux me montrer aux rebelles du haut de ce balcon, et ces soldats impétueux, bientôt apaisés, ren- .Ireronldansla ligne de l'obéissance.
{Il sort. Illo, Terzky, Duttler le suivent,)
196 LA MORT DE WAl.Li: NSTEIN.
SCtNE XXI.