‹ ThéâtreChapitre 161 sur 286 · SCÈNE IL BUTTLER et GORDON · texte numérisé non relu

SCÈNE IL BUTTLER et GORDON

GORDON. Est-ce vous? Oh ! combien je désirais vous întendre?Le duc... un traître!... 0 mon Dieu !... E> fugitif !... et sa tôte illustre proscrite !Je vous en prie^ général, racontez-moi en détail ce qui s'est passé ^ Pilsen.

BL'TTLER. Vous avcz Tcçu la lettre que je vous ai en* voyée par un courrier?

GORDON. Et j'ai fait exactement ce que vous m'ordonniez; je lui ai ouvert sans objection la forteresse, car, une lettre de l'empereur me prescrit de suivre aveuglément vos ordres. Cependant, permettez, lorsque j'ai, vu le prince, j'ai commencé de nouveau à douter; car, vraiment le duc de Friediand n'est pas entré dans cette ville comme un proscrit. Sur son front brillait comme autrefois celte majesté de maître qui force à l'obéissance, et, tranquille comme au jour où tout marchait dans l'ordre accoutumé, il m'a demandé compte de mes fonctions. L'adversité et les mauvais traitements rendent affable, et l'orgueil déchu s'abaisse devant le faible et se prend à le llatter ; mais le prince m'a témoigné avec dignité et en peu de mots sa satisfaction, il m'a loué comme le maître loue le serviteur qui fait son devoir.

BUTTLER. Tout s'cst passé comme je vous l'ai dit. Le prince a vendu l'armée aux ennemis, il voulait leur ouvrir Prague et Égra. A la nouvelle de cette trahison, tous les régiments l'ont abandonné, excepté les cinq commandés par Terzky, qui l'ont suivi ici. Sa sentence est prononcée, et chaque fidèle serviteur est sommé de le livrer vivant ou mort.

GORDON. Traître à l'empereur 1 Un tel seigneur I si

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