ACTE IV, SCÈNE IN
chose de merveilleux le saisissait tout à coup, un rayon brillant, une pensée profonde s'échappaient de son âme mystérieuse. Nous le regardions avec surprise, ne sachant si le délire ou si un dieu parlait par sa bouche.
BUTTLEK. Ce fut là qu'étant un jour endormi sur une fenêtre, il tomba d'un deuxième étage et se releva sans s'être fait aucun mal. Dès ce jour, dit-on, on remarqua en lui (les symptômes d'un esprit en désordie.
GORDON. Il est vrai que dès lors il devint profondément rêveur, il se fit catholique. Le prodige qui l'avait sauvé pioduisit en lui un merveilleux chrngement, il se regarda comme un être privilégié et favorisé; avec l'audace d'un homme qui ne peut trébucher, il s'élança sur la corde vacillante de la vie humaine. Ensuite le sort nous éloigna l'un de l'autre ; il poursuivit sa route audacieuse, il arriva d'un pas rapide aux grandeurs ; je le vis marcher avec une sorte de vertige, il devint comte, prince, duc, dictateur. Et maintenant tout est trop peu pour lui ; il étend la main vers la couronne des rois, et tombe dans un abîme sans fond.
BUTTLER. Brisons là... il vient.