‹ ThéâtreChapitre 185 sur 286 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

BUTTLER, LE CAPITAINE DEVEROUX et MACDONAI »^.

MACDONALD. Nous voici, moR général.

DEVEROUX. Quel est le mot de ralliement? BUTTLER. Vive l'empcreur !

TOUS DEUX, se reculant. Gomment ?

BUTTLÉR. Vive la maison d'Autriche !

DEVEROiix N'est-ce pas à Friedland que nous avons juré fidélité !

MACDONALD. Ne sommes-nous pas venus ici pour le proléger J

BUTTLER. Nous ? protéger un ennemi, un traître à l'empire?

DEVEROUX. Vous nous avez prescrit des devoirs envers lui.

MACDONALD. Et VOUS l'avcz suivi jusqu'à Égra.

BUTTLER. J'ai agi ainsi pour le perdre plus sûrement.

DEVEROUX. Ah ! vraiment!

MACDONALD. C'cst autrc chosc.

BUTTLER, à Deveroux. Misérable ! peux-lu renoncer si facilement à les devoirs et à tes drapeaux?

DEVEROUX. Par le diable ! général, je suivais votre exemple; je me disais : Si celui-là est un Iraîlre, je puis bien l'être aussi.

MACDONALD. Nous n'avous pas à réfléchir après vous ; c'est votre aiïaire. Vous êtes le général, vous commandez, nous vous suivons, fallût-il aller jusque dans l'enfer.

BUTTLER, d'un ton plus doux. C'est bien, nous nous connaissons l'un l'autre.

MACDONALD. Oui, je le crois.

DEVEROUX. Nous sommcs des soldats de fortune, et nous appartenons au plus offrant.

MACDONALD. Oui, c'cst commc il le dil.

BUTTLER. Maintenant vous devez être de braves soldats.

DEVEROUX. Nous le serons volontiers.

BUTTLER. El faire votre fortune.

MACDONALD. Ceci vaut encore mieux, UTTLER. Écoulez-moi!

TOUS DEUX. Nous écoulons.

BurTLER. La volonté, l'ordre de l'empereur est que l'on s'empare de Friedland, mort ou vif.

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