ACTE I, SCÈNE IV J
ce vieillard, et personne n'est là pour le défendre d'un affront. Advienne de moi ce qui pourra, je retourne auprès de lui.
• WALTHER FIRST. Attendez seulement et prenez patience jusqu'à ce qu'il nous vienne des nouvelles d'Unterwald. J'entends frapper, retirez-vous. C'est peut-être un émissaire du gouverneur... Rentrez ; vous n'êtes pas à l'abri des tentatives de Landenberg, car les tyrans se tendent la main,
MELCHTHAL. Ils nous apprennent ce que nous devrions faire.
WALTHER FURST. Rentrez ; je vous appellerai, s'il n'y a rien à craindre. [MelchtholsoyH.) I/infortuné ! je n'ose lui avouer le malheur que je pressens. — Qui ifrappe ? Chaque fois qu'on heurte à la porte, j'attends une calamité. La trahison et le soupçon veillent de tous côtés; les satellites de la tyrannie pénètrent jusque dans l'intérieur des maisons; bientôt il sera nécessaire d'avoir des verrous et des serrures aux portes. (// ouvre, et recule étonné en apercevant Werner Slauffacher.) Que voisje? C'est vous, Werner ! Eh bien, par le ciel ! un digne et cher hôte ! Pas un homme meilleur que vous n'a passé sur ce seuil. Soyez le bienvenu dans ma demeure ! Qui vous amène ici? Que cherchez-vous à Uri ?
STAUFFACHER, lui donnant la main. Les vieux temps et la vieille Suisse.
WALTHER FURST. Vous les Epporlcz avcc vous. Tenez, je suis content de vous voir : votre aspect seul me réchauffe le cœur. Asseyez-vous, maître Werner... Comment avez-vous laissé Gertrude, votre aimable épouse, la prudente lille du sage Iberg? Tous les voyageurs qui se rendent d'Allemagne en Italie vantent votre maison hospitalière. Mais, dites-moi, si vous venez de Fluelen, n'avez-vous nen observé de nouveau avant d'arriver chez moi?
STALFFACHER s'ossicd. J'ai vu une nouvelle construction étonnante, et qui ne m'a pas réjoui.