ACTE 1), SCÈ?JE V
LA COMTESSE, à Max. Veut-il payer votre peine? Non, il veut vous témoigner sa joie. S'il vous con\ient d'ôlre si délicat, il sied à mon frère de se montrer toujours grand et magnifique.
THÉCLA. Je devrais donc aussi douter de son amour, car ses mains généreuses m'ont parée avant que son cœur paternel m'eût exprimé sa tendresse.
MAX. Oui, il faut toujours qu'il donne et qu'il rende les autres heureux. {Avec une chalenr croissante, prenant la main de la duchesse.) Ne lui dois-je pas tout? Oh ! tout n'est-il pas pour moi dans ce nom chéri de Friedland? Tant que ma vie durera, je serai l'esclave de ce nom. C'est lui qui renferme pour moi chaque joie et chaque espérance. Le sort me tient comme par un pouvoir magique enchaîné à ce nom.
LA COMTESSE, qui pendant ce temps a observé le duc avec attention, remarque que ces lettres le préoccupent. Mon fièrc veut être seul, laissons-le.
WALLENSTEiN sc retoumc,' paraît plus tranquille, et dit à la duchesse d'un ton calme. Encore une fois, princesse, soyez la bienvenue dans le camp ; vous êtes ici chez vous. Toi, Max, continue encore cette fois les fonctions que je t'ai confiées, pendant que je vais m'occuper des affaires du commandement. [Max Piccoloviini offre le bras à la duchesse; la comtesse emmène Thécla.)
TErtZKY, rappelant Max. Ne tardez pas à vous rendre à l'assemblée.