‹ ThéâtreChapitre 47 sur 286 · WALLENSTEIN, TERZKY · texte numérisé non relu

WALLENSTEIN, TERZKY

WALLENSTEiN, duHS vne pjrofoncle rêverie, se parlant à hd-mème. Elle a bien tout observé, cela s'accorde parfaitement avec mes autres renseignements. Ainsi, ils ont pris à Vienne leur dernière décision, ils m'ont déjà donné un successeur. Le roi de Hongrie, le jeune fils

de l'empereur, est maintenant celui dont ils attendent leur salut. C'est le nouvel aslre qui se lève. Avec nous on pense déjà en avoir fini, et l'on hérite de nous comme d'un homme qui est mort. Dès lors il n'y a pas un moment à perdre ! (// se retourne, aperçoit Terzky et lui donne la lettre.) Le comte Altringer se fait excuser et Galas aussi. Cela ne me plaît pas.

TEUZKY. Traînez davantage en longueur, ils vous abandonneront l'un après l'autre.

WALLENSTEiN. Altringcr garde les défilés du Tyrol; il faut que je lui envoie quelqu'un pour qu'il n'aille pas me laisser sorlir les Espagnols du Milanais... Eh bien, Sesin, notre ancien négociateur, a reparu de nouveau. Que dit-il de la part du comte Thurn?

TERZKY. Le comte vous mande qu'il a été trouver le chancelier de Suède à Halbertstadt ; le chancelier lui a dit qu'il était las de traiter avec vous et ne voulait plus entrer dans aucune afl'aire.

"WALLENSTEIN. Comment?

TERZKY. Que l'on ne peut s'en rapporter à vos paroles, que vous voulez vous jouer des Suédois, vous réunir contre eux avec les Saxons, et à la fin vous en délivrer avec un misérable subside.

WALLENSTEIN. Ah ! Vraiment ! croit-il donc que je lui livrerai comme une proie quelque belle contrée d'Allemagne, que nous cesserons nous-mêmes de régner sur notre propre sol? Il faut qu'ils partent, qu'ils partent; nous n'avons pas besoin de pareils voisins.

TERZKY. Je leur accorderais pourtant ce petit coin de terre ; il ne s'agit pas de celle qui vous appartient ; et que vous importe celui qui paye au jeu, quand c'est vous qui gagnez !

WALLENSTtiN. Xon, il fiiut qu'ils s'élùigncut. Vous r.e me comprenez pas. 11 ne faut pas qu'on |)uisse dire de moi que j'ai morcelé l'Allemagne, que je l'ai vendue à l'étranger pour en dérober une portion. Je veux que l'empire honore en moi son protecteur, et, moiilraul

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