ACTE 11, SCÈNK VU
J3 ne m'informais pas de sa généalogie ni de son catéchisme. A l'avenir il en sera autrement; mais cela ne me concerne plus. (// s'assoit.) . MAX. Dieu nous garde d'en venir jusque-là! Toute l'armée va se soulever dans un effroyable tumulte. On abuse du nom de l'empereur. C'est impossible.
isoLANi. Cela est impossible : tout s écroulerait à la fois.
WALLENSTEiN. Cela scra, fidèle Isolani : tout ce que nous avions élevé prudemment s'écroulera. Cependant on trouvera bien un autre général et une autre armée pour se réunir autour de l'empereur, quand le tambour battra.
MAX, agité, passionné, court de l'un à l'autre pour les apaiser. Écoulez-moi, mon général; écoutez-moi, colonel. Laisse-toi fléchir, prince; ne résous rien avant que nous ayons tenu conseil, avant que nous t'ayons fait nos représentations. — Venez, amis ; j'espère qu'il est encore temps de tout réparer.
TERZKY. Venez, venez, nous trouverons les autres officiers près d'ici. [Ils sortent.)
BUTTLER, à Questenberg . Si vous voulez suivre un bon - conseil, évitez de vous montrer en public dans le premier moment; votre clef d'or pourrait bien ne pas vous préserver de quelques mauvais traitements. {On entend du bimit au dehors.)
WALLENSTEIN. Le couscil csl sagc. — Octavio, tu me réponds de la sécurité de notre hôte. Je vous salue, monsieur de Questenberg. {Celui-ci veut parler.) Non, non, rien de cet odieux sujet. Vous avez fait votre devoir, et je sais distinguer l'homme d'avec son em]doi. [Questenberg et Octavio veulent se retirer. Gœtz, Tiefaibach, Colalto entrent, suivis de plusieurs autres officii. '•«.)
GŒTZ. Où est-il, celui qui ose dire à notre général...? TiEFENBACiij cn même temps. Que venons-nous d'apprendre?
78 LES PinCOLOMlNI.
COLALTO. Nous voulons vivre et mourir avec toi. WALLEXSTEiN, montrant Illo. Le feld-maréchal connaîl ma volonté .( // sort.)