ACTE IIJ, SCÈA'E VIII. M
Là COMTESSE. Vous voudriez donc bien le retenir ici?
THÉCLA, vivement. Vous l'avez deviné : c'est là ma pensée. Oui, laissez-le ici. Faites dire aux généraux...
LA COMTESSE. Avez-vous perdu la tête, ma nièce 7 Comte, vous savez nos conditions.
MAX. Il faut que j'obéisse, mademoiselle ; adieu (Thécla se détourne vivement de lui.) Que dites-vous
THÉCLA, sans le regarder. Rien, allez.
MAX. Le puis-je, si vous êtes irritée contre moi'*. [Il s^approche d'elle ; leurs yeux se rencontrent ; elle se tait un instant, puis se jette dans ses bras et le presse sur son cœur.)
LA COMTESSE. Partez. Si quelqu'un venait... J'entends du bruit, des voix étrangères... {.Max s'arrache des bras de Thécla et sort. La comtesse l'accompagne. Thécla lésait d'abord des yeux, ensuite elle se promène avec agitation dans la salle, puis s'arrête, absorbée dans ses pensées. Une guitare est sur la table; elle la prend, et api^ès avoir préludé tristement, elle chante.)