‹ ThéâtreChapitre 72 sur 286 · ACTE IV, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II

TERZKY. Un honnôle homme ne doit pas servir les ingrats.

MAX, «Notre très-puissant général, Son Altesse le prince de Friedland, nous ayant fait connaître que des contrariétés nombreuses lui donnaient le désir de quitter le service de l'empereur, puis s'élant laissé émouvoir par nos prières unanimes, et ayant consenti à rester encore à l'armée et à ne pas se séparer de nous sans notre assentiment, nous nous engageons tous conjointement, et chacun en particulier, par un serment personnel, à lui rester fidèlement soumis, à ne nous éloigner de lui en aucune façon et à verser pour lui jusqu'à la dernière goutte de notre sang, autant toutefois que le permettrait le serment que nous avons prêté à l'empereur. {Ces derniers mots sont répétés par Isolani.) Et si l'un ou l'autre de nous, manquant à ce contrat, se séparait de la cause commune, nous nous engageons à le déclarer traître et à nous venger de sa déloyauté sur lui et sur ses biens. En foi de quoi nous avons signé le présent écrit. »

TERZKY. Veux-tu sigucr le papier?

ISOLANI. Pourquoi ne signerait-il pas? Chaque officier qui a del'honneur le peut, le doit. De l'encre et une plume.

TERZKY. C'est bien; après le repas.

ISOLANT, entraînant Max. Venez, venez. {Tous deux vont à table.)

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