‹ ThéâtreChapitre 182 sur 244 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

devait aller passer l'été à Trouville, j'élais sûr que l'on se verrait tous les deux jours au moins : j'ai attendu... J'ai calmé mon émotion, j'ai supporté mon dégoût. Maintenant j'estime que cela a assez duré... Tout le monde ici est tranquille, bien installé; père tire les oiseaux de mer... il va tous les jours à cheval prendre son bain... J'ai donc bien mes journées à moi, toutes à moi. Nos affaires, très en ordre, peuvent dormir jusqu'en octobre; Madeleine est en Auvergne avec sa mère et nous ne nous verrons qu'en novembre, juste pour le mariage... Tu vois que tout est pesé, que je n'agis pas à la légère et que j'ai choisi mon moment pour intervenir... (ii so lève.) Mais, par exemple, j'ai hâte maintenant, ah! oui, j'ai hâte d'effacer sur sa figure ce vilain souvenir!... Chasser le bonhomme de chez nous, ce n'est pas suftisant; je lui donnerais le moyen de profiler ailleurs de sa faute, et plus à l'aise... Non, un bon coup d'épée, voilà la seule signature qu'il faille au bas de cette histoire et qui servira en même temps, pour la galerie, de prétexte à ne plus jamais nous revoir.

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