ACTE DEU7(IEME
quelle circonstance!.-.. Et ma passion, je t'en réponds, aurait parlé plus haut que ne parle maintenant ta justice! Je me serais laissé tuer pour toi, sans discuter... Maintenant, c'est vous qui faites renaître cet instinctlà dans mes entrailles, pour un amour coupable, soit! mais que vous me forcez à défendre et que je défendrai de toutes mes forces, je vous en avertis... Essayez!...
(Elle s'agrippo à la porto, dressée, presque terrible.) RYSHEKCiL'E
Eh bien, si tu veux être frappée seule, tu le seras!
IRÈNE
A la bonne heure!
RYSBERGUE
Mais pas comme tu l'entends! Je ne suis point un mari qui tue sa femme. Depuis un quart d'heure tu te méprends étrangement; les nerfs t'affolent et t'abusent. Puisque tu nous reproches comme un crime de vouloir châtier ce petit misérable, j'abandonne toute expiation; sois heureuse! Seulement, puisque aussi tu répudies les liens les plus saints de la femme et de la mère, puisque tu nous l)afoues et jettes un défi pareil aux tiens, à ta famille... hors les lois, hors le monde!...
Ah! le monde!... c'est lui qui m'est égal!..
RYSBERGUE, continuant.
Tu trouveras juste et bon qu'à cette famille tu ne fasses plus jamais appel! Elle ne le répondra pas! Tu peux partir, si tu le veux... tu romps, mais c'est pour toujours! Sache-le... Tu es avertie et tu as encore le choix.
IRÈNE
C'est tout choisi.
^ RYSBERGUE
Alors, passe immédiatement ce seuil que tu ne franchiras plus jamais... (Le poing dressé.) Va-t'cn! va-t'en
donc! (Il la pousse et referme brutalement la porte du jardin derrière elle. — Richard veut s'élancer vers sa mère. — D'un geste impérieux, son père l'en empêche.) Toi, rCSte-là!... C'cst fini!...