ACTE TROISIÈME
JEANNINE
Venez, Georges, ce soir... vous ne voulez pas?
GEORGES
Non.
JEANNINE
Ôh!
(Elle fait un mouvement de déception triste.)
GEORGES, après un temps, et après avoir paru réfléchir quelques secondes, se rapprochant d'elle.
Dans les campagnes, quand Tenfant souffre, Jeannine,. et qu'il a la fièvre, les gens qui le soignent, autour de lui, ayant défense de lui donner à boire, répandent parfois un peu d'eau, sur les carreaux de la chambre, pour que la fraîcheur en arrive jusqu'à l'enfant et qu'il se calme... Contentez-vous, Jeannine, de ce que j'en peux répandre et tâchez d'être heureuse, s'il vient parfois jusqu'à vous la fraîcheur de quelque larme évaporée....
JEANNINE^ tout bas, tout bas.
Venez !
GEORGES, changeant de ton.
Oh! maintenant, Jeannine, je vais me fâcher!
JEANNINE
Georges!
GEORGES
Assez!... allez-vous-en! Victor ou Odette vont arriver d'un moment à l'autre. Allez-vous-en !
(Il la pousse par les épaules jusqu'à la porto... Jeai.nine résistecomme un enfant en grognant... La porte se reforme... Georges reste seul, réfléchit, et va" s'asseoir à sa table. La porte de droite s'ouvre. Victor de Ghelles entre, — chapeau de paille, fleur à la boutonnière.)