‹ Théâtre impossibleChapitre 103 sur 201 · SCÈNE XI Y · texte numérisé non relu

SCÈNE XI Y

LECOINCHEUX , MADAME PÉRARD ,

LE BRIGADIER

LECOINCHEUX.

Et maintenant , madame , permettez-moi de vous dire que vous avez méconnu mes sentiments. Malgré la froideur apparente qui m’est imposée, je porte ici un cœur de flamme, qui brûle exclusivement pour vous. Mais je n’avais pas le droit de condescendre à une faiblesse qui, excusable chez vous, eût été lâche et criminelle chez moi. Vous avez pu vous tromper sur l'identité d’un coupable, n’étant qu’une simple femme, pourvue de toutes les grâces , mais affligée de toute la débilité de votre sexe. Quant à moi , je deVais à la société , qui m’a investi des fonctions les plus redoutables, de fermer l’oreille à la voix de votre cœur et du mien. S’il vous faut des preuves , en voici : le carnet que ce Corbillon a eu l’effronterie de vous offrir, porte les initiales de sa dernière victime. C’est le fruit

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