LEC01NCHEUX , LE BRIGADIER
LECOINCHEUX.
Madame.... Partiel... Allons, brigadier, à nous deux !
LE BRIGADIER
Oui , monsieur le procureur du roi !
LECOINCHEUX.
Oh ! les femmes ! A nous deux , mon pauvre brigadier.
le brigadier , essuyant une larme.
Oui , monsieur le procureur du roi.
LECOINCHEUX.
Il faut que la justice ait son cours. Ah !
l’homme n’est pas ici-bas pour son plaisir.
LE BRIGADIER
Non, monsieur le procureur du roi....
„ LECOINCHEUX.
L’ingrate !... Tandis que vos hommes battent le pays, vous ferez une reconnaissance aux environs du château.... ce château où tous mes rêves
de bonheur!... mais n’importe. Il faut explorer les bords de la rivière, fouiller jusqu’au moindre buisson. Est-il possible de méconnaître ainsi le cœur d’un homme ? Si vous parvenez à mettre la main sur cet infâme Corbillon, vous ne l’amènerez pas chez Mme Pérard.... car je l’aime.
LE BRIGADIER
Corbillon ? monsieur le procureur du roi.
LECOINCHEUX.
Oui , si vous vous emparez de Corbillon, vous le conduirez à la mairie du village.... car je lui dois des égards.
LE BRIGADIER
A Corbillon !
LECOINCHEUX.
Eh! non, à Mme Pérard.... Il doit avoir descendu le courant , car la Sorgue est rapide.
Croyez-vous qu’un nageur puisse la remonter ?
LE BRIGADIER
Non, monsieur le procureur du roi.
LECOINCHEUX.
Après tout, ces emportements prouvent encore la bonté de son cœur. La bonté est le plus bel apanage d’une femme.
LE BRIGADIER
Oui , monsieur le procureur du roi.