SCÈNE II
LES MÊMES, LE PRINCE, entrant par la porte
de gauche, LA PRINCESSE, entrant par la porte
du fond , en déshabillé de nuit, suite ixj prince
ET DE LA PRINCESSE
le roi, à la princesse.
Seyez-vous ici , madame ma chère fille, et daignez permettre à tous ces gens-là de vous baiser la main. (Le baise-main commence. Au prince.) Vous, monsieur mon fils, vous voilà tout harnaché pour une belle guerre J’espère que vous ferez honneur à notre nom.... Mais n’anticipons pas sur l’allocution que j’ai préparée.
SCHNAPS
(Il prend le prince par la main et le présente à la princesse .)
Altesse , un vieux soldat amène à vos genoux
Un chevalier calqué sur les plus grands modèles.
Il sait tout le respect qu’un vaillant doit aux belles ;
C’est un art qu’il apprit de son père et de nous.
(Il lui baise la main.)
L’ÉDUCATION D’UN PRINCE
LA PRINCESSE , à Scllliaps.
Mon cher général , le prince m’a dit lui-même toute la reconnaissance qu’il avait pour vous. Je prends, en l’épousant, la moitié de toutes ses dettes, et ce mot vous dit assez ce que je vous suis.
fuchs , à la princesse , même jeu.
Madame», en ce beau jour qu’humblement je bénis
Je livre à Votre Altesse une fleur de décence.
Conservez avec soin ce trésor d’innocence ,
Vase d’élection, vas electionis.
(Il lui baise la main.)
LA PRINCESSE , à FucIlS.
Je n’entends - pas le latin, mon bon monsieur Fuchs , mais je sais tout le respect qu’on doit à vos vertus , et je vous préviens que vous aurez désormais deux élèves au lieu d’un.
LE ROI
Charmante ! A vous , mesdames !
la princesse, à la générale.
Madame la générale , nous ne séparerons pas dans notre affection les personnes que le ciel a unies.
la générale, lui baisant la main.
Votre Altesse nous Comble de ses bontés. Je ne doute pas que ce jour, le plus beau dans la