SCENE II
vie d’une femme, ne se termine aussi saintement qu’il a commencé. (Elle salue, et se retire à l’écart en étouffant un éclat de rire dans son mouchoir. U baise-main continue.)
' schnaps , ù sa femme.
Vous pleurez? Je comprends. Les souvenirs !
Nous aussi , nous avons.... Angélique, merci 1 la générale -, découvrant sa figure et continuant à rire.
Vous êtes superbe !
schnaps, épouvanté.
Malheureuse ! Et l’étiquette !
LA GÉNÉRALE
Ah ! tant pis! c’est plus fort que moi, il faut que je rie !
SCHNAPS
Et de quoi ?
LA GÉNÉRALE
Je vous le dirai demain au petit lever.
SCHNAPS
Chut ! Le roi !
LE ROI
Mon fils, malille, mes enfants, l’heure solennelle a sonné. (Faisant sonner sa montre à répétition.) Une heure du matin. Dans un instant . moi et ma cour nous vous laisserons seuls. Ce
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salon est à vous , votre chambre ( montrant une porte à droite ) est là. Conservez-y non-seulement la dynastie , mais aussi la tradition des deux augustes familles qui vont s’unir en vos personnes. Aimez-vous, respectez-vous, multipliez-vous suivant l’exemple que vos parents vous ont donné. J’espère que vous vivrez en bonne harmonie. Vous ferez bien aussi d’éviter les courants d’air. J’ai fait mettre des bourrelets neufs aux deux fenêtres qui donnent sur le jardin.
Cette chambre, mon fils, fut celle de la très-regrettée défunte reine, votre mère. Elle vous y donna le jour dans la première année qui suivit notre mariage. J’espère que cet exemple sera suivi sinon par vous, au moins par la jeune princesse votre épouse, à qui je donne, ainsi qu’à vous , ma bénédiction royale et paternelle. ( Avec complaisance.) J’ai bien parlé.