‹ Théâtre impossibleChapitre 14 sur 201 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

GUILLERY

Si maître Fournet t’avait vu , comptant les plats de ce magnifique dîner, et passant la revue des bouteilles, qu’est-ce qu’il aurait pensé de toi?

MONOCORDE

M....aître.... F....ournet?

GUILLERY

Il plaît à maître Fournet de faire bombance avec les plus honnêtes gens de la ville et la fleur de la bourgeoisie, est-ce que cela nous regarde en rien!... 11 dépense cent écusà un festin somptueux; ce n’est pas pour que les écoliers s’en aillent régaler leur odorat au soupirail de sa cuisine.

truphême, lui frappant sur V épaule.

Bravo, Guilleryl

GUILLERY

Ah! c’est vous?... Bonsoir, cousin.

Es-tu bien sûr que nous soyons cousins?

GUILLERY

Cousins au plus haut degré : au quatorzième!

TRUPHÊME.

Quel est ce grand garçon que tu gourmandais si fort?

GUILLERY

GUILLERY

Vous ne le connaissez pas? c’est le célèbre Monocorde, roi des écoliers, prince des fainéants, suzerain des coureurs nocturnes, protecteur de la confédération des batteurs de pavé, du reste, paré de tous les vices. Il a fait de la prison. monocorde, d'un air modeste.

Oh ! si peu !

TRUPHÊME.

Mais que disiez-vous de maître Fournet?

GUILLERY

Est-ce que nous parlions de maître Fournet?

TRUPHÊME.

Ne disais-tu pas qu’il avait dépensé trois cents gros écus pour donner à dîner?...

C’est Monocorde qui disait cela.

MONOCORDE

Trois cents écus, tout neufs, à l’effigie du roi Henri.

TRUPHÊME.

J’en devais être de ce dîner; eh bien ! tel que tu me vois, je n’y vais pas.

GUILLERY

Viens ici, Monocorde, et regarde mon cousin, M. Truphême.... voilà ce qui s’appelle un homme

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