SCÈNE XI
LE PRINCE
Ah ! c’est vrai : nous en parlions hier. Fuchs , quand donc aurai-je des enfants?
fuchs.
Lorsqu’il plaira au ciel d’en envoyer à Votre Altesse.
le prince, mélancoliquement.
Connu.
FUCHS
Votre Altesse se rembrunit.
le prince.
Fuchs ! quelque chose ine dit que tu ne m’as pas enseigné tout ce que je devais savoir.
FUCHS
Monseigneur, je vous jure que vous êtes aussi savant que moi. Peut-être même davantage; car enfin, si par hasard.... c’est une idée. [Avec explosion.) Monseigneur !
Qu’est-ce qui te prend ?
FUCHS
Votre Altesse a-t-elle jamais lancé un regard furtif dans ces deux grands albums que je lui avais défendu de feuilleter?
LE PRINCE
Non, Fuchs.
L’ÉDUCATION D’UN PRINCE
FUCHS
Quel malheur !
LE PRINCE
Tu me l’avais défendu.
fuchs , désolé.
Ces choses-là sont faites pour moi. Hélas !
monseigneur, pouvais-je deviner que Votre Altesse m’obéirait?
LE prince.
Mais qu’y a-t-il dans ces deux albums ?
Je n’en sais rien. Si du moins Votre Altesse avait dérobé quelques livres dans la bibliothèque réservée ! Votre Altesse ne l’a jamais fait ?
LE PRINCE
Oh! Fuchs !... D’ailleurs, tu ôtais la clef.
FUCHS
Hélas ! je dois pourtant l’avoir oubliée quelquefois.
LE PRINCE
Mais au nom de tous les saints, qu’y avait-il dans cette bibliothèque ?
FUCHS
Des livres que Votre Altesse ne devait pas lire. Et cependant il est bien malheureux qu’elle ne les ait pas lus.