LE PRINCE, FUCUS, SCHNAPS
schnaps, entrant par la porte de gauche.
Monseigneur !
le prince , lâchant Fuchs et se tournant vers Schnaps.
Ah! vous voilà, vous! J’ai aussi des grâces a vous rendre! Par tous les saints! vous m’avez proprement élevé, et je suis un bel oiseau pour entrer dans le mariage !
fuchs , à Schnaps.
Monseigneur a raison. N’avez-vous pas de honte? C’était a vous à parachever l’éducation de Son Altesse. Que pouvait-il apprendre d’un chétif célibataire comme moi ?
schnaps , à Fuchs.
Parbleu ! vous êtes bien heureux que je sois là pour réparer vos sottises ! Sans moi, votre pédante seigneurie s’en irait examiner les astres de tout près. Allons, vous êtes pâle, mon cher; reprenez vos couleurs naturelles. Monseigneur
L’ÉDUCATION D’UN PRINCE
ne sera pas ridicule, et vous ne serez point pendu.
LE PRINCE
Je saurai donc....
SCHNAPS
Tout, Monseigneur, et dans la minute. Je me fais fort de vous apprendre en quatre temps ce que le pauvre Fuchs n’a pas su vous enseigner.
LE PRINCE
Parlez; j’écoute.
FUCHS
Nous écoutons. Je ne serai pas fâché de profiter de l’occasion....
SCHNAPS
Pauvre homme !
LÉ PRINCE
Hé bien ?
SCHNAPS
Parbleu! la chose est toute simple, et Votre Altesse en saura tout à l’heure autant que moi.
• LE PRINCE
Ce cher général !
Oui, il a du bon.
SCHNAPS
Ah ! voilà comme je suis , moi. Je n’y vais pas