‹ Théâtre impossibleChapitre 149 sur 201 · LE PRINCE, FUCUS, SCHNAPS · texte numérisé non relu

LE PRINCE, FUCUS, SCHNAPS

schnaps, entrant par la porte de gauche.

Monseigneur !

le prince , lâchant Fuchs et se tournant vers Schnaps.

Ah! vous voilà, vous! J’ai aussi des grâces a vous rendre! Par tous les saints! vous m’avez proprement élevé, et je suis un bel oiseau pour entrer dans le mariage !

fuchs , à Schnaps.

Monseigneur a raison. N’avez-vous pas de honte? C’était a vous à parachever l’éducation de Son Altesse. Que pouvait-il apprendre d’un chétif célibataire comme moi ?

schnaps , à Fuchs.

Parbleu ! vous êtes bien heureux que je sois là pour réparer vos sottises ! Sans moi, votre pédante seigneurie s’en irait examiner les astres de tout près. Allons, vous êtes pâle, mon cher; reprenez vos couleurs naturelles. Monseigneur

L’ÉDUCATION D’UN PRINCE

ne sera pas ridicule, et vous ne serez point pendu.

LE PRINCE

Je saurai donc....

SCHNAPS

Tout, Monseigneur, et dans la minute. Je me fais fort de vous apprendre en quatre temps ce que le pauvre Fuchs n’a pas su vous enseigner.

LE PRINCE

Parlez; j’écoute.

FUCHS

Nous écoutons. Je ne serai pas fâché de profiter de l’occasion....

SCHNAPS

Pauvre homme !

LÉ PRINCE

Hé bien ?

SCHNAPS

Parbleu! la chose est toute simple, et Votre Altesse en saura tout à l’heure autant que moi.

• LE PRINCE

Ce cher général !

Oui, il a du bon.

SCHNAPS

Ah ! voilà comme je suis , moi. Je n’y vais pas

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