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SCÈNE IX

pardonnera-t-il la comédie que j’ai jouée? Les

dévotes sont maladroites souvent. Celle-ci est

capable de laisser deviner ce que je lui ai dit. Si

le duc se fâche contre moi, M. Lentz redevient

ce qu’il était hier : pauvre et sans nom. Cela

étant, l’épouserai-je encore? Jamais! mieux vaut

rester vieille fille que de végéter dans le mariage.

Mais coiffer sainte Catherine ! Ah ! que le ciel est barbare, et que la condition de notre sexe est odieuse! Se décolleter, mettre des fleurs dans ses cheveux, et attendre! Voilà notre sort en trois mots, dans la vie comme dans un bal. Nous dansons lorsqu’on nous invite , et nous nous marions lorsqu’on nous demande. Je voudrais être homme un seul jour pour chercher querelle à tous les hommes, et leur donner de grands coups d’épée !

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