LÉONIE, GASTON
GASTON
Mademoiselle !
Ah! vous voici, vous. Avez- vous bien soupé?
GASTON
Oh! non, mademoiselle. J’ai servi Mme de Guiscard, et je la quitte à l’instant pour vous dire avec une profonde douleur, mais avec une fermeté.... une fermeté.... une fermeté inébranlable, que je vous rends votre parole.
Vous me rendez!... Qu’est-ce que ma tante vous a dit?
GASTON
Hélas ! Il est donc vrai qu’il y a quelque chose à dire !
léonie, vivement.
Rien au monde !... Mais expliquez-vous, parlez! (Avec découragement.) Ou plutôt non, tenez ! allezvous-en ; j’aime mieux que les choses en restent là. Vous m’avez rendu ma parole, je la reprends. Adieu, M. Lentz! Je vous aimais sincèrement, mais tout est fini , soyez heureux ; adieu !
GASTON
Ne me renvoyez pas ainsi. Je vous aime, je souffre, je ne sais plus où j’en suis. Mais Mme de Guiscard m’a épouvanté sans me rien dire. Elle a l’air de me plaindre, puis elle me parle avec mépris, puis elle me rit au nez et se moque de moi.