‹ Théâtre impossibleChapitre 20 sur 201 · ACTE I, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII

brid’oië.

Eli bien ! je t’en donnerai un à ma fête.

GUILLERY

Est-ce bientôt, maître Brid’oie?

brid’oie.

Dans dix-huit mois. Aussi, tu ne me dis jamais rien ! Ah ! si tu me découvrais l’amant de ma femme, ta fortune serait faite.

GUILLERY

Mais si elle n’a pas d’amant?

brid’oie.

Elle doit en avoir. Trouve-moi seulement une lettre, tu auras vingt sous.

GUILLERY

J’ai bien cru tout à l'heure que j’allais les gagner.

brid’oie.

Conte-moi cela, Guillery.

Il est venu un grand maigre qui marchait sur la pointe du pied , avec une lettre dans la main, et j’ai espéré qu’il la remettrait chez vous, mais je n’ai pas de bonheur. Devinez où il l’a portée?

brid’oie.

Chez le drapier?

kk

GUILLERY

GUILLERY

Sous une pierre. Si vous demeuriez sous cette pierre-là, j’aurais pourtant vingt sous.

brid’oie, court à la pierre et lit le billet.

(4 part.) Monocorde! Nanterre ! Ce soir ! J’y serai. (Haut.) Petit, as-tu lu ce billet?...

GUILLERY

Non, maître Brid’oie, il n’est pas pour moi.

brid’oie.

Veux-tu gagner l’écu que je te dois?

GUILLERY. '

Oui, maître Brid’oie.

brid’oie, d'un air machiavélique.

Tu vois, je remets la lettre sous la pierre. Va trouver ma femme.... dis-lui que j’ai changé d’avis, — que je dîne en ville, — et que je ne rentrerai pas avant minuit!... Va!...

GUILLERY

Oh! quelle idée!... Oui, maître Brid’oie. (A part, regardant Brid’oie soi'tir.) Il n’est pas plus fort que nous. ( Brid'oie sort.)

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