‹ Théâtre impossibleChapitre 25 sur 201 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

MONOCORDE

(luillemette.

GUILLERY

Eh bien ?

MONOCORDE

Je lui ai serré le bras de toute ma force , et elle n’a pas crié, .

GUILLERY

Scélérat ! Et l’autre ?

Tu n’as pas entendu ?

GUILLERY

Non.

MONOCORDE

Elle m’a dit que tu aimais toutes les femmes ; j’ai répondu que tu n’en aimais jamais qu’une à la fois. Alors à propos de rien, elle m’a embrassé.

GUILLERY

Peste ! tu as fait un joli chemin !

ISABEAU

Ah ! traître I

guillemette , pleurnichant.

Débauché ! tromper une femme comme moi !

guillery, à Monocorde.

Attends ! nous sommes bien ici pour écouter elles disent du bien de toi.

GUILLERY

Non ; elles disent du mal de leurs maris.

GUILLERY

Cela revient au même.

ISABEAU

Drapier de peu !

GUILLEMETTE

Procureur de rien ! n’est-ce pas assez de me rouer de coups ? Je suis la femme la plus battue de tout Paris ? C’est vous qui êtes bien mariée !

ISABEAU

Je le suis si peu ! Savez-vous qu’il a le double de mon âge ?

GUILLLEMETTE .

Vrai ?

ISABEAU

Lorsqu’il m’a épousée, j’avais vingt ans, et lui quarante.

GUILLEMETTE

Le double.

ISABEAU

Aujourd’hui il en a soixante et moi trente.

GUILLERY , à part.

Naturellement.

GUILLEMETTE

Eh bien ! on ne lui donnerait pas l’âge qu’il a.

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