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ACTE II, SCÈNE X

TRUPHÉME.

Silence 1

GUILLERY

Moi, je ne comprends pas qu’on prenne la femme d’autrui. Si jamais e connais un mari que l’on trompe, je lui conterai tout.

brid’oie.

Tais-toi, malheureux !

TRUPHÉME.

Tais-toi donc, grand nigaud !

GUILLERY, à Brid’oie.

A propos, je sais pour qui il était ce billet.... j’ai vu une dame qui loge en face de chez vous.... brid’oie.

Chut !

GUILLERY

Si jamais j’avais soupçonné celle-là.... une personne de ma fa....

brid’oie.

Tais-toi ! J’avais pourtant bien cru....

GUILLERY

Oh ! maître Brid’oie !

brid’oie.

Alors, asseyons-nous. Tu n’es pas fatigué, toi?

Veux-tu boire? (Il boit.)

GUILLERY

GUILLERY

Merci !

brid’oie.

Moi , je suis le Parisien le plus fatigué d’aujourd’hui ; j’ai fait plus de dix lieues à pied.

truphême.

Moi, je suis l’homme le plus heureux de la terre. J’ai bu plus de cent mille bouteilles, et j’ai encore soif.

brid’oie , bâillant.

Il fait bon ici. Puisque le billet n’était pas.... rien ne presse.

TRUPHÊME.

Si tu veux, nous resterons à table et nous chanterons des chansons. (Il chante.)

La nature

M’a donné

Un né

Bourgeonné,

Piquante parure !

brid’oie.

Assez ! assez !

truphême.

Tu n’aimes pas la musique! Eh bien! nous conterons des histoires.... Guillery, sais- tu des histoires?

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