‹ Théâtre impossibleChapitre 56 sur 201 · ACTE 111, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE V

ISABEAU

Tu mens ! tu y mettais trop de feu ! Ta voix était trop vibrante , tes gestes trop vrais , tu ne m’as jamais parlé de ce ton-là , à moi !

GU1LLERY.

Parce que je vous.... je sens.... j’éprouve ... parce que vous ôtes trop belle, Isabeau , et que j’ai peur de vous. Oh ! si vous ressembliez aux autres femmes! Je ne suis pas timide, Guillemette me le disait tout à l'heure; mettez vingt femmes autour de moi , vous ne me verrez pas plus embarrassé qu’un singe devant un plat de noisettes; mais quand nous sommes ensemble tout seuls, je suis comme devant la reine.... le rouge me....

ISABEAU

A la bonne heure, je retrouve mon Guillery !

GU1LLERY.

Il me monte aux yeux je ne sais quoi.... et puis la crainte.... le respect.... autre chose encore; que voulez-vous que je vous dise?...

ISABEAU

Dis-moi.... dis-moi que tu m’aimes, grand enfant!... et je te croirai !...

guillery, à part.

Allons donc !

GUILLERY

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