‹ Théâtre impossibleChapitre 58 sur 201 · ACTE ni, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCÈNE VII

GUILLERY

tjuand je te dis....

MONOCORDE

Je te dis que nous sommes associés et que tu escaladeras avec moi ou point.

GU1LLERY.

Uh ! oh ! tu as marché sur l’herbe d’éloquence ! Eh bien ! c’est toi qui l’as voulu ! nous monterons ensemble à l’assaut. Appuie-toi solidement contre ce mur. (Il le place sous le balcon d'Isabeau.) Tu ne plieras pas?

MONOCORDE

Comment vas-tu faire?

GUILLERY

Je grimpe sur tes épaules ; j’allonge une jambe par-dessus la balustrade, puis l’autre ; j’arrive sur le balcon , je casse un carreau , je saisis l’espagnolette, j’ouvre la fenêtre et je réponds du reste. '

MONOCORDE

Bien ! Et moi ?

GUILLERY

Toi , tu en fais autant de ton côté : tu montes sur mes épaules , tu enjambes la balustrade , tu....

J’y suis.

MONOCORDE

GUiLLERY.

GUTLLERY.

Nous n’avons pas de temps à perdre ; les maris ne dormiront pas éternellement.... mets-toi là. ( Monocorde s'appuie au mur; mais au moment où Guillery va monter sur ses épaules, il se retourne brusquement vers lui.)

MONOCORDE

Une observation !

GUILLERY

Plus tard !

MONOCORDE

Laisse-moi te dire. Quand tu seras entré ici , qui est-ce qui me fera la courte échelle pour monter là?

GUILLERY

Sois tranquille !

MONOCORDE

Mais encore....

Commençons toujours.

monocorde, le repoussant jusqu’au milieu

du théâtre.

Pas si bête! j’ai prêté mon dos assez souvent, et cette fois....

GUILLERY, à part.

J’entends des pas. Qui est-ce qui peut bien se promener par les rues à pareille heure ?

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