SCÈNE VI
niée ; on courut chez lui , on trouva le livre , la page manquait. Il a suffi pour envoyer un homme à l’échafaud d’un simple morceau de papier. ( Apercevant la feuille déchirée par Alfred.) Homme celui-ci. (Il le ramasse , le déploie, et le lit avec agitation.) L’aveu ! l’aveu écrit de la main du coupable ! Providence ! on ne dira plus que tu es un vain nom ! Et je serai avocat général! (Il s'avance vers la rampe, et lit ù demi-voix.) « Je suis un grand criminel. » Cela ne peut être que lecriture de Corbillon! « J’ai tué Alfred L)ucamp, mais.... » 11 n’y a pas de mais ! tu l’as tué, tu seras tué; œil pour œil, déni pour dent!
« Beauté fatale qui enchaîne à tout jamais le cœur.... » C’est bien cela ! il y a une femme làdessous! Creusez au fond d’un crime, vous êtes sûr de trouver la femme ! « Audience? » Qu’est-ce qu’il veut dire? N’importe! Il y viendra, à l’audience !.,.. « Et si je trouve grâce auprès de mon.... » Je voudrais bien voir qu’il trouvât grâce!... (A Angélique.) L’autre moitié! Il me faut l’autre moitié?
ANGÉLIQUE
Quelle moitié , monsieur?
La signature ?
LECOINCHEUX.