‹ Théâtre impossibleChapitre 99 sur 201 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

LECOINCHEUX, MADAME PÉRARD , puis LE BRIGADIER ET DEUX GENDARMES.

MADAME PÉRARD

Il suffit, monsieur. Voici la clef, mais je vous déclare que si vous ouvrez cette porte, tout est fini entre nous.

LECOINCHEUX.

Quand vous connaîtrez mieux le dossier de l’homme qui est caché là, vous me remercierez de vous avoir sauvée malgré vous. (Il s'avance vers la porte.)

madame pérard, le retenant.

Je vous jure, monsieur, qu’il n’est plus à craindre.

lecoincheux, même jeu.

Pauvre femme! savez-vous seulement dans quelle intention il était venu ici ?

186 L’ASSASSIN

MADAME PÉRARD-

Oui, ^monsieur,' je sais que ses intentions étaient répréhensibles, mais je l’ai converti.

LECOINCHEUX.

Vous convertissez les assassins ?

MADAME PÉRARD

Qu’est-ce à dire?

lecoincheux , avec dignité.

Apprenez, madame, que ce misérable a vécu du meurtre et du vol depuis l’ùge de dix-huit ans, et maintenant laissez passer la justice du roi !

MADAME PÉRARD

Vous perdez la raison !

LECOINCHEUX.

J’ai ici l’aveu de son crime, écrit de sa propre main. Ah!

MADAME PÉRARD

Et moi, je vous dis, monsieur, qu’un jeune homme si charmant est incapable d’une indélicatesse.

LECOINCHEUX.

Voilà les femmes! ( Entrent le brigadier et les deux gendarmes.) Gardez les issues. (A Mme Pèrard.) Quand il aura confessé devant vous tous les crimes de sa vie, le croirez-vous sur parole?

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