JORG AN
Vous ne voulez pas m'aider aveuglément?
GÉRARD
Personne ne le voudra.
JORGAN.
Mais cependant vous comprenez qu'il y a des choses qu'on ne peut pas publier! Il s'agirait d'une femme, comme vous disiez. Ce n'est pas le cas! mais je prends celui que vous m'offrez. Si je ne me vengeais qu'en divulguant mon affront, je ne me vengerais pas, je me déshonorerais moi-même. Supposez que je sols dans un cas analogue, et que je ne trouve pas un ami as.sez dévoué pour m'aider sans restriction, il faut donc que je renonce à me venger, ou Ijicn que je me venge seul, que je surprenne mon ennemi. — Ah ! j'en ai eu la tentation. Tenez, j'ai chargé ces pistolets! — Faut-il donc que je reste outragé ou que je devienne assassin ?
GÉRARD
Il faut que vous me disiez toute la vérité, et que vous m'en donniez la preuve, afin que, s'il nie, je