SCENE II
TIBUhCE, seul.
Il rentre sans bruit et repousse la porte avec précaution.
Les verrous, c'est bon; mais dans ces vieilles maisons et avec la lame d'un couteau... (Il met sur une table le couteau avec lequel il a ouvert.) VoyOnS. (Il va vers l'alcôve.) PCF-
sonne! — Ni dans ma chambre, ni dans la sienne! Qu'est-ce que ça veut dire? — Le lit n'est pas défait. — Non, mais il est foulé! Qui est-ce qui a couché là? Elle. Voici son sac de voyage. (Un bruit aans
le caljinet.) Ah ! OUl... (Il va au cabinet et regarde par la serrure.) Elle
est là. Elle fait sa toilette. Mais c'est long la toilette d'une femme, et si je veux arriver chez Brajoux, avant lui... Pressons-la un peu. — Mademoiselle Cécile! C'est moi, votre cousin, Biaise Brajoux. Je vi^ins vous chercher. Dépêchez-vous, maman vous attend. Et papa aussi. — Eh bien, répondez-moi donc! — Votre cousin, Brajoux, Blai.se. — Je vous vois par le trou de la serrure. — Voyons, ma cousine. Ma petite cousine. — Ah çà, c'est spirituel, mais c'est bête. Je finirai par me fâcher, (s'interrompant.) Mais non, c'est moi qui suis inepte. Il lui aura recommandé de ne répondre à personne, de crainte de surprise, et je ne lui ai pas assez parlé pour qu'elle reconnaisse ma