ACTE DEUXIÈME
voix. Quant à Max, il aura vertueusement couché dans quelque mansarde. Je vais le dénicher et il m'introduira. {Essayant une dernière fois.) Ma petite COUSlne. Bra-
joux. Biaise. — C'est évident. Allons le chercher, (u son
parla porte du (.fond. Au même moment, Max entre par la chambre de
Tiburce.)
SCÈiNE III.
MAX, puis CÉCILK.
MAX
Non. Pourtant le bruit que j'ai entendu... — Et cette porte ouverte... — Où est-elle? Ah! là sans doute... (u va à la porte du cabinet.) Mademoiselle, c'est moi.
Entre Cécile.
Pardonnez-moi d'être entré; mais j'avais cru entendre du bruit Est-ce qu'il n'est venu personne?
CÉCILE
Si. Le jeune homme d'hier soir, je pense. Je m'étais enfermée. Je ne lui ai pas répondu. Il s'en est allé. — Excusez-moi de vous avoir fait lever de si bonne heure.
Oh ! Je n'ai pas eu besoin de me lever.
CÉCILE
Comment ! est ce que vous ne vous êtes pas couché?
MAX
J'ai veillé sur vous.
334 NOËL
CÉCILE
Ami ! — Mais je vais vous récompenser avec une parole. Vous avez veillé? eh bien, moi, j'ai dormi.
MAX
Vous êtes belle.
CÉCILE
Je n'ai que mon raantelet à mettre.
MAX
Nous avons le temps.
CÉCILE
Savez-vous ce qui m'a réveillée? Les oiseaux. Mais je ne le leur reproche pas. Vous ne devineriez pas une des raisons qui m'ont donné envie de venir à la campagne?
MA X
Quelle raison?
C'est le désir d'entendre chanter les rossignols. S'il y en a un qui chante sur la route, vous m'apprendrez à les reconnaître. — Je suis prête.
MAX
Est-ce que vous venez ici pour longtemps?
CÉCILE
Je ne sais pas. Je resterai le temps qu'on voudra me garder. Je n'avais que mon père. J'ai bien hésité à m'éloigner de son tombeau ; mais seule à Paris, à mon âge... Ma tante m'a écrit. Je suis venue. J'avais bien d'autres parents du côté de ma mère. Mais je n'irai jamais chez eux !