‹ Théâtre inéditChapitre 170 sur 246 · LES CHANTEURS · texte numérisé non relu

LES CHANTEURS

Le papillon baise la rose; La lèvre de Tonde S3 pose

Sur les roseaux; L'amour emplit les verts feuillages

De babillages D'oiseau.\.

258 NOËL

Puisque les nuits sont étoiiées, Puisque partout, dans les vallées

Et sur les monts, L'amour chante son doux poème,

Puisque tout aime, Aimons!

HENRIETTE, battant des mains.

Ahl c'est charmant, ce chant dont on ne voit pas les chanteurs! Et c'est pour moi tout cela, pour fêter ma sortie du couvent. Mais savez-vous que c'est bien aimable! Et en passant j'ai vu un théâtre et des femmes en costume qui soulevaient un coin du rideau. On va donc jouer la comédie?

MAX

Je crois que oui.

HENRIETTE

Vous croyez? Faites le modeste. Quand c'est vous qui avez tout ordonné! C'est ravissant une fête à soi toute seule, un théâtre dont je serai l'unique spectatrice! Moi qui sors du couvent, où je ne voyais rien! Ah! quel bonheur d'être sortie! d'être libre! d'aller! de venir! Il me semble que j'étais morte et que je ressuscite!... Mais je ne vous laisse pas parler; à votre tour.

MAX

Mademoiselle, excusez-moi si je ne sais que vous répondre. Je suis nouveau à Paris. Une sorte de campagnard, tout gauche...

HENRIETTE

Un campagnard qui ordonne une fête pareille...

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