ACTE QUATRIÈME
NOËL , reculant.
Lui contre moi!
MAX
Avance, si tu veux mourir !
NOËL
Ali! oui, je comprends! (U jette son épée, et d'un bond se lance sur Max, dont il étrcint le bras. — Aux domestiques.) A mOi ! Desar-
mez-le.
MAX
Ah!
NOËL
En prison ! — Mais venez donc !
MAX, se débattant.
Ah ! tu te démasques ? (Les valets s'approchent.) NOËL.
Arrachez-lui son épée. Bien.
Infâme !
NOËL
Oh! des mots, tant que vous voudrez! — la mouchoir! une corde! que je lui attache les mains! Vite !
MAX
Il faisait semblant de m'être dévoué !
NOËL
En prison! toute sa vie! (.iu duo Oui, j'ai compris. Vous lui feriez faire cela, et puis vous lui diriez ce qu'il aurait fait. — En prison! (ACéciie.) Eh bien.
286 NOËL
qu'est-ce que vous faites là, debout? A genoux donc,
et priez. (EUe s'agenouUlc. - aux v;.lels.) En avant! (Les vale;s regardent le duc.)
LE DUC
Allez !
CÉCILE
Max ! (Elle se lève et le serre dans ses bras.
LE DDC, ù Xoël.
Toi, je te chasse. Ke me remercie pas de ne pas te faire punir d'avoir voulu me tuer. Je te punirai mieux
en te laissant vivre. (Auxvalets.) Allez. (Us arrachent Cécile do la poitrine de Max, et sortent avec lui. — Le duc les suit.)
K 0 Ë L , regardant le duc sortir.
Tu me payeras ce que je viens de lui faire !