ACTE QUATRIÈME. 28Ï
NOËL, éclatant.
Vous le pouvez !
LE DUC, lâchant Max.
Que voulez-vous dire?
NOËL
Défendez-vous! Ah bien, oui, en prison! Pour qu'il s'y pende! (a iiax.) Soyez tranquille. Vous avez votre
épée. Et moi (U en arrache une à un valet.) j'ai Celle-Ci ! XOUS
n'aurons pas de peine à nous faire passage. Je suis un vieux soldat, vous savez. Et une fois hors d'ici... Je vous dis que vous pouvez vous défendre.
LE DCC
Contre moi?
NOËL
Oui, contre vous.
LE DUC
II a dit qu'il ne pouvait pas se défendre contre son père et vous dites qu'il peut se défendre contre moi?
NOËL, à Max.
Défendez-vous !
MAX, regardant Xoël en face.
Dites donc, est-ce que vous insulteriez ma mère?
NOËL
Insulter votre mère? — Ah! — Votre mère était une digne femme et qui a droit au respect de tous.
MAX
Eh bien, alors?
284 NOËL
LE DUC
Expliquez-vous.
MAX
Je vous l'ordonne.
LE DDC.
Et moi, je vous en défie.
Parlez donc !
LE DUC
Voyons, qu'avez-vous à dire?
NOËL
Rien.
LE DUC
Ah! vous n'avez rien à dire? Eh bien, j'ai quelque chose à dire, moi. (a Max.) Vous m'avez demande un conseil, je vais vous en donner un : prenez garde à cet homme. Vous venez de voir où il vous entraînerait. Si vous l'aviez écouté, vous encouriez la peine des parricides. Voulez-vous savoir ce que c'est que cet homme? C'est votre mauvais génie. C'est lui qui vous a mis où vous êtes. Qu'il me démente, s'il l'ose. Mais il ne l'osera pas. Quoi qu'il vous arrive, au fond de toutes vos souffrances, il y aura sa main. Lui seul a fait votre malheur, — dis que non, ïuisôrable! Je jure Dieu qu'à l'heure qu'il est, sans cet homme, vous pourriez être le mari de cette jeune fille.
NOËL, se ruant sur le duc.
Monslre!
MAX, répée haute et couvrant le duc.
Touche à mon père !