ACTE TROISIÈME, SECONDE PARTIE
l'envie.
Toi, je t'ai trop laissé parler, pour mon malheur l Tu n'es qu'un traître !
Alors lu me dois un salaire D'après la loi nouvelle.
l'envie.
Oh! je suis en colère, Prends garde à toi ! Ta loi, je la casse, et j'entends Que tous les scélérats meurent en même temps, Aujourd'hui, tout de suite, allons!
Rumeurs dans la foule.
Qui donc murmure?
Si l'un de vous résiste, alors sa tête est mûre Et veut tomber. Je crois qu'on ne sait plus mon nom 1 Çà, me connaissez-vous 2 Suis-je Égalité?
* Éloi accourt.
ÉLOI
Non!
Non!
l'envie.
Qui donc l'est?
É L 0 1 , désignant le Ilot.
C'est lui!
l'envie, troublée.
Lui?
LE M 0 T , la regardant fixement.
Tu seras sincère.
LA FODLE.
Est-ce vrai?
ÉLOI
Vous voyez ses yeux.
l'envie , balbutiant.
C'est...— ô misère!
Je sens les mots parler contre ma volonté — C'est...
Allons !
l'envie, malgré elle.
Oui, c'est vrai.
Elle s'enfuit.
LA FOULE
Vivat! Égalité!
Oh ! quelles sombres différences De l'homme à l'homme! Qui donc met Auprès des bonheurs les souffrances, L'un au gouffre et l'autre au sommet?
Est-ce un partage qui soit juste?
L'un né riche et l'autre indigent, L'un infirme et l'autre robuste, L'un brute et l'autre intelligent?
La société peut refaire Ses codes, et les refera